Les chiffres sont vérifiés et figés. Les hypothèses, elles, sont à toi : bouge-les et regarde le résultat suivre.
Sans la batterie, l'investissement serait remboursé à 46 % au lieu de 39 % ; sans la batterie et sans les pannes, à 59 %. Le déficit vient à parts comparables de ces deux causes : environ 4 900 € de perte nette sur la batterie, 2 260 € de production envolée. Mais même en corrigeant tout, l'installation ne serait pas encore remboursée — elle le sera vers 2031, et ce qui suivra sera du bénéfice net.
Tu autoconsommes 99 % de ta production et tu n'injectes rien. Chaque kilowattheure ajouté sera donc absorbé, sans dépendre d'un tarif de rachat. Reste à savoir en combien de temps il se rembourse.
La production attendue est réglée sur 1 400 kWh par kWc : ton champ de 2013 tournait à 1 311 en 2015, et des modules récents font mieux. La valeur du kWh se lit dans le tableau plus bas — 0,27 € correspond à un mélange d'heures pleines et de pointe, qui sont les heures où le soleil donne.
Dans un montage en série, le courant qui traverse la chaîne est celui du module le plus faible. Un panneau hors service ne coûte donc pas sa propre puissance : il coûte une part de tout ce à quoi il est relié.
2021 et 2022 à l'arrêt, 2025 à demi-régime. En prenant pour référence ce que l'installation faisait quand elle marchait — 4,65 MWh par an, moyenne de 2023 et 2024 — voici ce qui manque.
| Année | Produit | Manque | Perdu |
|---|---|---|---|
| Total |
La batterie PIKO de 3,6 kWh a coûté 6 135,62 € en 2016 et vient de mourir après dix ans — c'est sa durée de vie normale, pas une avarie. Sur la période elle a décalé de l'ordre de 5 MWh, ce qui représente environ 1 250 €. Elle a remboursé un cinquième d'elle-même. C'est le plus mauvais poste de tout le dossier.
Ta consommation en heures de pointe atteint 724 kWh par mois, soit environ 24 kWh par jour. Une batterie de 3,6 kWh n'en couvre qu'un septième. Pour attaquer sérieusement la pointe il en faudrait 10 à 15 kWh, donc 7 000 à 10 000 €.
Recommandation : les panneaux d'abord, la batterie plus tard. Elle ne se justifiera que le jour où ton surplus de midi sera réel — c'est-à-dire une fois le champ agrandi. Aujourd'hui tu n'injectes rien : il n'y a tout simplement pas de surplus à stocker. Une seule réserve, non financière : une batterie apporte une autonomie en cas de coupure, ce que les panneaux seuls ne donnent pas.
Deux effondrements ressortent. 2021 et 2022 cumulent 0,65 MWh quand 2023 en fait 4,7 à elle seule. Et 2025 retombe de moitié. Un courriel de juillet 2018 à Romeu, « Produção parada, está limitada », montre que le problème est aussi ancien que l'installation.
Contrat G9 Energy nº 191912, 27,60 kVA en tri-horaire. Ces trois prix incluent l'énergie, l'accès aux réseaux, les taxes IEC et ERS, et la TVA à 23 %. Ils rejouent ta facture d'août à 841,45 € contre 841,47 € facturés.
Le tarif de rachat était de 0,140 €/kWh, figé. Le prix que tu évites en consommant sur place, lui, monte chaque année.
Ton arbitrage de 2016 était le bon, et l'écart se creuse chaque année : le tarif de rachat ne bougeait plus, ton prix d'achat, lui, grimpe.
| Installation d'origine, part de Parada sur les 18 000 € des deux sites | ≈ 9 300 € |
| Conversion en autoconsommation, août 2016 | 12 122,62 € |
| Onduleur Fronius, avril 2019 | 1 334,55 € |
| Revente 2014-2017, relevée | − 2 974,98 € |
| Économies depuis avril 2019, mesurées | − 5 886,30 € |
| Reste à rembourser | ≈ 13 896 € |
Le rythme de 2026 est de 2 900 € par an. Répare le panneau et il monte ; agrandis et il monte encore.
| Année | Parada | Lamamã | Ensemble |
|---|---|---|---|
| 2014 | 678,43 € | 571,69 € | 1 250,12 € |
| 2015 | 899,86 € | 617,02 € | 1 516,88 € |
| 2016 | 865,21 € | 759,22 € | 1 624,43 € |
| 2017 | 531,48 € | 700,00 € | 1 231,48 € |
| Cumul | 2 974,98 € | 2 647,93 € | 5 622,91 € |
Ton suivi de l'époque portait déjà le bilan : 18 000 € versés, 5 622,91 € encaissés, 12 377,09 € restants. Il ne pouvait compter ni l'opération de 2016 ni l'autoconsommation, qui rapporte aujourd'hui trois fois plus que la revente ne l'a jamais fait.
Vingt modules Yingli répartis en deux chaînes de dix. Le retirer et refermer la chaîne à neuf ramène la tension à 266 V, toujours dans la plage 80 à 800 V du Fronius : c'est gratuit et immédiat. Un module d'occasion identique, à 30-60 €, récupère le reste. Un module moderne convient aussi, à condition que son courant dépasse les 8,11 A des Yingli — ce que tous font — et que ses dimensions entrent dans la structure.
10,7 MWh envolés sur 2021, 2022 et 2025, soit environ 2 260 €. Rien ne signalait la panne. Une surveillance automatique est désormais en place.
6 136 € investis, environ 1 250 € rendus. Ne pas la remplacer maintenant : sans surplus à stocker, elle se rembourserait en douze ans quand les mêmes euros en panneaux le font en trois.
Le 19 août, la production reste nulle jusqu'à 13 h — anormal en plein été. Et rien n'est injecté au réseau, ce qui pourrait signer un onduleur volontairement limité. Les tensions par entrée du Fronius trancheront entre les trois causes.
27,60 kVA pour une pointe relevée à 16 kW. L'échelon 20,7 kVA suffirait, pour environ 230 € par an. À confirmer sur douze mois de relevés, pas sur deux journées.
Environ 6 700 kWh en janvier contre 2 400 en mai, de l'ordre de 1 300 € sur le mois. Le VRV Daikin est le suspect immédiat. Tant que ce n'est pas compris, le reste est de l'optimisation à la marge.